L’Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH) exprime sa profonde inquiétude, suite à la rupture de la géomembrane du bassin principal de rétention d’eaux de l’entreprise minière Congo Dongfang Mining (CDM), filiale du groupe chinois Zhejiang Huayou Cobalt Co. Ltd. Survenue entre le 3 et le 5 novembre 2025, cette défaillance a entraîné le déversement d’eaux industrielles contaminées dans les quartiers Kasapa et Kamatete, situés dans la Commune Annexe de Lubumbashi. Les inondations ont affecté routes, habitations et infrastructures communautaires, provoquant une vive réaction des populations locales.
Face à cette situation, des membres des communautés impactées ont manifesté leur colère en érigeant des barricades et en brûlant des pneus. Ils exigent des réparations immédiates et des mesures de contrôle renforcées contre CDM qu’ils accusent de négligence environnementale répétée : Pollution persistante et évacuation incontrôlée des eaux usées.
L’IRDH appelle les autorités compétentes à diligenter une enquête indépendante, à garantir la protection des communautés exposées et à faire respecter les normes environnementales en vigueur. Par ailleurs, l’Institut rappelle que CDM a l’obligation de communiquer de manière transparente sur la composition chimique des eaux déversées, conformément aux principes de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). Car, les bassins de rétention miniers contiennent généralement des rejets (lixiviats) à forte concentration de métaux lourds (mercure, plomb, nickel, cadmium, arsenic et sélénium), d’éléments radioactifs, des substances chimiques utilisées dans l’extraction ou le traitement de minerais.